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Batir sa maison (pv miyavi)

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MessageSujet: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Lun 20 Fév 2012 - 19:30
Noriaki avait quitté sa chambre pour se dégourdir un peu les jambes. Il s’était motivé pour ne pas y rester enfermé toute la journée. L’adolescent avait peur des autres, et il préférait éviter leur compagnie. Il voulait déjà s’habituer à cette nouvelle demeure. Il fallait qu’il s’y habitue. De toute façon, il n’avait nulle part où aller. Il avait mis son casque sur ses oreilles et avait choisi une chanson sur sa playlist. Une chanson triste. Teru no uta Il la fredonnait pendant qu’il sortait de la grande batisse. Il faisait beau cet après midi là, le vent soufflait doucement, une légère brise qui réchauffait le cœur.

"Yuuyami semaru kum no ue
itsuma ichiwa de tondeiru,
taka wa kitto kanashikarou
otomo todaeta kaze no naka
sora wo tsukanda sono tsubasa
yasumerukoto wa dekinakute…"


Noriaki marchait lentement, calmement. Sa voix bien timbrée et mélodieuse, élevait des échos, tandis qu’il déambulait jusqu’au jardin. Là, il s’arrêta un instant pour contempler les arbres et les quelques bourgeons qui y poussaient. Il se sentait bien ici. A première vue, il n’y avait personne d’autre. Un calme apaisant. L’adolescent continuait de chanter en marchant sous les ramures des arbres. C’est là qu’il découvrit un endroit très simple qui l’inspira.
Il ne se situait pas sur le sentier principal, et Noriaki en déduisit que peu de gens devaient se balader ici. Alors il décida de construire une cabane. Pas pour lui. Mais il se souvenait de la discussion qu’il avait eu avec un psychologue, et il se rappelait qu’une de ses personnalités multiples était un petit enfant. Qui aimait les endroits clos et la sécurité. Alors il allait leur créer un petit nid confortable, quand celui ci voudrait sortir un peu. Il commença son travail, sans enlever son casque, chantant en même temps, assemblant des branches, des brindilles, et un tas de feuilles. Tant pis pour les arbres, ca ne leur ferait pas de mal. Et comme il n’y vait pas de jardinier dans le coin, il s’en donnait à cœur joie.
Quand il eut terminé, il se recula et admira son œuvre.

- Parfait…hum..peut être manque-t-il un peu de fleurs à tout ca ?

(traduction des paroles :
Au-dessus des nuages dans le crépuscule
Le faucon toujours seul vole
Il doit sûrement être triste
Tous les bruits cessent sous l'effet du vent
Se tenant bien haut dans le ciel
Il ne peut reposer ses ailes)
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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Mer 29 Fév 2012 - 19:22
Ses yeux roses pâles s'ouvrirent d'effroi au même moment qu'un petit cri sortit du fond de sa gorge. Du noir... Le regard apeuré et horrifié du garçon vagabonda dans toute la pièce, voulant être sûr. Et à présent il l'était... Ce qui venait de se passer n'était qu'un rêve. Ça ne pouvait qu'en être un... Être l'acteur et le spectateur d'une action n'était pas possible... Un rêve. Non, un cauchemar, rien de plus. Autour de lui ne se trouvait que la pièce sombre qui lui servait de chambre, rien d'autre. Il soupira. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas refait ce rêve, rêve qui avait été récurent depuis qu'il avait 8 ans. Il avait été vagabond pendant pas mal de temps, et jamais il n'avait fait ce rêve... Jusqu'à maintenant, où il se retrouvait à nouveau dans un endroit où il n'avait que peu de liberté de mouvement. Trois mois... Il en avait été libéré pendant trois mois... Cela pourrait paraître court à beaucoup de gens, mais pour lui, ces trois mois avaient été un véritable soulagement. Il avait pu souffler la nuit et le jour. Mais il ne pensa pas à ça pour l'instant, il était encore trop dans son rêve pour songer au simple fait qu'il l'avait rêvé. Dans ces moments là, le moindre bruit le faisait sursauter... Et cette fois ci, ce fut une porte qui claqua dans le couloir. Il sut qu'il n'était pas assez en confiance pour rester dans cette chambre vide et impersonnelle quand le simple contact froid du bois du lit le fit sursauter au moins autant que l'avait fait le bruit tout à l'heure. Il se leva en quatrième vitesse, emportant vite fait sa peluche... La peluche de son frère... Il la serra contre son torse de son bras gauche, se servant du droit pour ce qui était d'ouvrir les portes. Il se mordit la lèvre inférieure en même temps qu'il marchait, sale habitude qu'il avait prit quand il était stressé et dont il semblait à présent incapable de se défaire. Perdu dans ses pensée, ressassant son cauchemar en même temps qu'il marchait, quelques larmes se mirent à couler silencieusement.
Le moment où il passa la porte extérieure le sortit de sa semi-conscience, et il se rendit compte à quel point il était tôt. Il soupira, mais continua de marcher, ses bras à présent totalement libres et pendant dans le vide. Seul le muscle de sa main gauche était sollicité pour tenir le bras de la peluche. Il s'aventura dans la forêt aux abords de l'hôpital, soucieux de prendre son petit déjeuner, la faim le tiraillant. Il ne savait plus exactement quand il avait mangé pour la dernière fois, mais il avait le ventre vide depuis quelques jours déjà. Il baissa la tête pour regarder le sol à ses pieds, cher... Ses pieds... Pourquoi était-il pieds nus ? Une rapide inspection de lui même lui confirma sa pensée, à savoir « Bordel, j'suis partis sans m'habiller... ». L'autre détail qui le marqua fut qu'il n'était du coup ni coiffé, ni lavé. Monsieur se trimballait donc en boxer et en t-shirt trois tailles au dessus de la sienne, pieds nus, en pleine forêt, dans un lieu remplit d'hommes aux hormones frustrée par le manque, assez compréhensible selon lui, de femme. « Bien. Bravo. C'est une des meilleures idées que t'as jamais eues. » Mais il n'avait pas du tout envie de remettre les pieds dans cette chambre... Sa chambre. Il lui était avis qu'il n'allait pas souvent dormir dedans. Pourquoi ? Oh, simple pressentiment... Il continua donc sa route, attrapant un rat et lui tordant le cou, plantant ensuite ses dents dedans. Il but à peine une gorgée qu'il jeta le corps du rat plus loin, grimaçant.


« Désolé mon pauvre, t'es mort pour rien... T'en fait pas, tu perds pas grand chose...On naît tous pour rien, et on meurt pour tout autant... »


Non, manger ce matin n'était pas une bonne idée. Son estomac était noué depuis qu'il était réveillé, et il avait pensé que c'était par la faim. Mais non, ce n'était que par la peur, et manger à cet instant lui donnait des nausées. Il s'en passerait. C'était habituel, après tout. Il rebroussa donc chemin, jetant un dernier regard désolé au cadavre de rat qui gisait plus loin, déjà entouré d'autres bêtes de cette forêt, qui eux n'en laisseraient que les os. Il marcha sans réel but, simplement curieux d'explorer un peu l'endroit, se disant qu'il chercherait où dormir le moment venu. Le premier arbre qui passerait lui conviendrait sans doute, du moment qu'il avait des feuilles. Il arriva dans les jardins, le soleil a présent totalement levé se reflétait sur les fleurs. Il trouvait cela magnifique. Il serra l'ours entre ses deux bras et sa poitrine, posant son menton sur le sommet du crâne de la peluche, restant planté à admirer l'endroit. Il se calma peut à peut, oubliant son rêve, songeant simplement au fait qu'il aurait bien aimé que son frère soit la, la peluche étant un bien maigre substitut selon lui. Enfin, c'était déjà ça...
Il aurait pu être entièrement apaisé, mais une voix assez proche se fit entendre, le faisait sursauter et pousser le même cri que quelques temps plus tôt, mettant immédiatement sa main sur sa bouche, se mordant en plus une nouvelle fois la bouche. Il ramassa la peluche qui venait de tomber, allant se planquer dans un buisson, observant discrètement dans la direction d'où venait le bruit, de nouveau autant apeuré que quand il s'était réveillé, si ce n'est plus du fait qu'il soit conscient que ce n'était plus un rêve, mais la réalité.


Dernière édition par Miyavi Kinoshita le Ven 9 Mar 2012 - 23:02, édité 1 fois

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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Ven 2 Mar 2012 - 15:36
Noriaki observait sa mini-cabane en silence, un léger sourire sur les lèvres. Certes, pour un observateur extérieur, sa création n’avait rien d’exceptionnelle, car au maximum deux personnes auraient pu entrer à l’intérieur, et encore à quatre pattes, et en se serrant au maximum, mais pour lui c’ était déjà beaucoup. Noriaki avait perdu l’habitude d’être au grand air, toutes ses années passées auprès de son père qui l’enfermait dans son appartement n’avait pas amélioré les choses. Il avait perdu l’habitude de créer des choses en général. A la maison, pas de peinture, ni de dessin autorisé, sous prétexte que cela pouvait être un surplus à ranger, et Noriaki avait eu tellement de taches ménagères à faire, qu’il n’avait même pas le temps d’y penser. Alors qu’ici, dans cet hôpital, il avait du temps à loisir, pour penser…pour écouter de la musique, mais aussi pour construire des choses. C’était tout nouveau pour lui, et cela lui apporta un sentiment diffus de bonheur.
Certes, son temps d’action était limité quand ses autres personnalités se manifestaient, mais aujourd’hui, il n’avait pas eu trop de trous de mémoire, hormis la fois où il s’était réveillé, les yeux plein de larmes, et où il avait déduit que Misaki, sa personnalité apparaissant sous les traits d’un petite garçon de cinq ans, avait eu le dessus sur lui, et qu’il avait été triste. Il avait alors décidé de construire cette cabane pour lui, pour eux, parce que lui aussi aimait avoir de petits endroits secrets où se réfugier.
Alors qu’il serrait un peu plus quelques brindilles, pour solidifier sa nouvelle « maison », il s’y prit mal, et se blessa au doigt, le végétal le coupant à l’index.

- Aie ! s’exclama-t-il plus surpris qu’autre chose

Il recula d’un pas, en s’examinant le doigt attentivement, quelques gouttes de sang s’était mises à perler. Noriaki grimaça, un peu écoeuré par cette couleur. C’est alors qu’il entendit un cri étouffé suivi bruit infime. Comme si une poupée de chiffon venait de heurter le sol. Il sursauta, mal à l’aise. Il y avait quelqu’un ici, et il ne l’avait même pas vu venir. Noriaki regarda autour de lui, avant de fixer les buissons, l’un des endroits où l’on pouvait se dissimuler le plus facilement.

- Il..Il…y a quelqu’un ? bafouilla-t-il la voix rendue un peu plus aigue par le stress, qui..que..ce soit…montrez vous!

Son imagination tournait à vive allure, déjà il pensait à un monstre des sous bois, ou d’une créature monstrueuse voulant s’attaquer à sa personne…Et à sa maison.
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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Sam 17 Mar 2012 - 16:39
La peur faillit le faire fuir à plusieurs reprise, mais son bon sens, formé en réalité d'une grande partie d'instinct, l'en avait empêché à chaque fois. Dans cette situation, fuir était le meilleur moyen de faire du bruit et de se faire repérer, et c'était bien la dernière chose dont il avait envie. Il n'était déjà pas un modèle en matière de sociabilité, ce n'était pas pour aller parler à un garçon qu'il de connaissait pas dans un endroit qui lui faisait foutrement peur et dans le quel il recommençait à faire les cauchemars dont il avait été libéré pendant 3 mois. Rester caché à attendre que l'autre se lasse ou préfère partir était définitivement la meilleure solution, quoi qu'en dise la peur. Et c'est donc, certes miraculeusement, qu'il parvint à ne pas laisser la peur prendre le dessus, bien qu'il soit totalement paniqué. Il resta immobile et silencieux, comme s'il attendait le bon moment pour lui sauter dessus et le manger, chose que sa nature de chasseur aurait déjà dû le pousser à faire, mais ce que l'épisode avec le rat de la forêt empêchait. Tant mieux. Il ne connaissait pas le garçon, il ne l'avait même jamais vu, il n'avait absolument aucune idée de sa nature, et encore moins de sa force. A bien le regarder, il n'avait pas l'air tellement dangereux, mais il se méfiait. Après tout, il était lui même une créature se nourrissant de gens lui ressemblant, à la seule différence que leur appétit n'était pas le sien, le leur était plus... classique. Le sien le forçait à vider de sang de pauvres bêtes sans défense car il était lui même trop faible pour les proies habituelles que ceux de sa race chassaient. Il avait souvent l'impression d'être une caricature de vampire, une espèce de « vilain petit canard ». Il n'était même pas un vampire entier, une partie de ses gênes étaient humaines. Il était plus faible que ce qu'il aurait dû être normalement, se contentait de tordre le cou à de pauvres rats pour survivre. Mais quand on y pensait, sa manière de se nourrir n'était pas si différentes de celle des humains... Ils tuaient pour manger la viande, lui tuait pour boire le sang. Les deux se valaient. Alors pourquoi se retrouvait-il enfermé dans un endroit comme celui ci ?
Décidant finalement qu'il n'en avait rien à faire, qu'il était aussi bien (mal ?) ici qu'ailleurs, il sortit de ses pensées, qui avaient de plus en plus tendance à l'enfermer sur lui même et lui faire perdre conscience du monde autour de lui, ce qui pouvait se révéler dangereux, et reporta son attention sur le garçon, qui demandait, tremblant, s'il y avait quelqu'un. Ou plutôt demandait à ce quelqu'un de sortir. Les petites branches et les épines du buisson écorchaient sa peau pâle à faire peur là où elle était découverte, le menant à penser qu'il n'allait pas pouvoir y rester très longtemps. Une idée lui vint soudain en tête : s'il sortait maintenant, en prenant l'air le plus méchant qu'il le pouvait, peut-être l'autre prendrait-il peur et s'en irait-il ? En plus, il était simplement couvert d'un boxer et d'un t-shirt, qui venait au passage de prendre cher quand il s'était planqué dans les buissons, ce qui n'était pas tellement rassurant, et donc jouait en sa faveur. Et s'il ne se trompait pas, un filet de sang du rat qui avait failli lui servir de repas plus tôt avait coulé le long de son menton, jusqu'à la moitié de son cou. Parfait. S'il avait de la chance, et s'il ne se plantait pas, il devrait pouvoir s'en sortir sans trop de mal.
Prenant donc une grande respiration, il sortit du buisson aussi rapidement qu'il le put, arrachant au passage une nouvelle fois son t-shirt, sa peluche dans sa main, la tenant pour qu'elle se voit le moins possible, d'une part pour ne pas qu'elle soit abîmée ou salie, et d'autre part parce que ça gâchait tout le sérieux qu'il mettait dans sa tentative et le discréditait totalement. Ses lèvres remontèrent sur les côtés, dévoilant une rangée de dents, des quelles partait le filet de sang séché. Un grognement provenant du fond de sa gorge se fit entendre progressivement,d'abord une sorte de vague son pouvait provenir de n'importe où, pour finir sur un grognement comme en aurait poussé un chien. Il fit deux pas vers lui, ses yeux rouges grands ouverts et braqués sur lui, autan pour lui faire peur que pour être sûr de ne louper aucun de ses mouvements, près à mettre en pratique son plan secondaire. En quoi consistait-il ? Eh bien, simplement fuir. Se retourner et fuir le plus vite et le plus loin possible de lui dès qu'il s'avèrerait qu'il s'agissait de quelqu'un de plus fort que lui. En attendant, il ne pouvait que rester fixe, et attendre la réaction de l'autre, quelle qu'elle soit.

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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Lun 9 Avr 2012 - 11:22
Noriaki avait une boule dans la gorge. Il regrettait d’être sorti dans le jardin à présent. Car qui se cachait derrière ce buisson ? Il imaginait des monstres, des fantômes issus d’anciens contes, ou de grands brigands….même si ça n’avait aucun sens logique. En même temps, le garçon n’avait pas grande expérience du monde réel. Pendant des années, confiné dans l’appartement de son père, avec sa sœur jumelle, il avait perdu le sens des réalités, plongé dans des romans et contes fantastiques, quand son paternel n’était pas à la maison pour y faire régner la terreur. Il n’était presque jamais sorti de chez lui, et tout à l’extérieur lui paraissait mystique et étrange. Il aurait du rester dans sa chambre ! Voilà ce qui lui trottait dans l’esprit. Finie la douce euphorie pendant qu’il construisait sa cabane. Il voulait se réfugier sous son lit et ne plus bouger pendant des heures. Le cœur battant, il attendit. C’est alors qu’un bruit de branches le fit sursauter, tandis qu’une silhouette bondit vers lui à toute vitesse. Noriaki crut que son cœur allait s’arrêter. Par réflexe, il voulut reculer, s’emmêla les pieds, et tomba sur les fesses. La vue de cet homme des bois, hirsute, à peine vêtu, et du sang qui coulait le long de son menton, l’emplit d’une terreur panique.

- KYAAAAAAAAAA ! s’écria-t-il en fermant les yeux, comme si le fait de ne plus voir, pouvait lui être salvateur.

Il leva un bras au dessus de lui, comme pour se protéger. Si cet homme sauvage lui voulait du mal, ce ne serait pas très utile, mais Noriaki était trop terrifié pour penser logiquement. Et de toute façon, il ne savait pas se battre. Et il n’aimait pas ça. Faire du mal aux gens gratuitement.
Les lèvres tremblantes, il supplia :

- S’il vous plait, ne me faîtes pas de mal.

Il s’était recroquevillé sur lui même, s’attendant à une volée de coups. Il avait l’impression d’être retournée dans cet infâme appartement, à être une nouvelle fois battue. Rien que de se souvenir de son passé lui faisait monter des larmes aux yeux. Des larmes qui coulaient en silence le long de ses joues.
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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Sam 19 Mai 2012 - 13:39
Miyavi fut extrêmement surpris de la réaction qu'il suscita. Il ne s'attendait pas à ce que l'autre garçon ait aussi peur. Il avait manqué de grimacer quand il était tombé, ayant mal pour lui, mais il s'était retenu, soucieux de garder toute sa crédibilité. Il était donc resté ainsi, le regardant sans réagir, se demandant quoi faire à présent. À vrai dire, il se méfiait toujours un peu du garçon. Il avait souvent été confronté à des cas où, se montrant faible, la personne en face de lui avait souvent été le contraire. C'était plus facile d'obtenir la confiance des gens ainsi, bien que depuis ses 8 ans aucun être humain, vampire ou hybride ne lui en sembla digne, qui donc n'en bénéficia. Et c'était très bien ainsi. Depuis toutes ces nombreuses années, il n'avait jamais cédé, jamais fait confiance, et il avait le sentiment qu'il ne devait pas commencer aujourd'hui. Cela avait plutôt bien fonctionné, le préservant au maximum, autant continuer. Il décida donc de ne pas se fier à l'apparence chétive du garçon en passe de lui, aillant l'impression qu'il pouvait être aussi dangereux que n'importe lequel d'entre eux, aussi dangereux que tout ces garçons aux longues dents pointues assoiffées de sang. Après tout, aussi chétif et craintif qu'il soit, lui-même était capable, si besoin se faisait sentir, de déchiqueter la carotide de quiconque passerait devant lui, pour autant qu'il ait assez de force pour atteindre son cou. Le reste était aussi facile que de prendre une sucette à un enfant. Aspirer, aspirer aussi fort qu'il ne pouvait, puis avaler. Prendre la vie de quelqu'un était aussi simple que ça. Il l'avait déjà fait... Il en avait tué par dizaines ce soir là, pour la plupart plus fort et plus grands que lui, et tous avaient semblé incapables de faire quoi que ce soit face à lui, alors qu'ils l'avaient contenu et même battu pendant des années. C'était si simple... Il lui avait suffit de les prendre dans leur sommeil, et de ne pas laisser le temps de réagir à ceux qui étaient réveillés... Il s'était demandé pourquoi il n'avait pas fait ça depuis des années... Chaque jour qui avait passé depuis qu'il était là haut l'avait affaibli, lui avait enlevé sa volonté petit à petit, et pourtant, même après des années, ça en était resté foutrement simple. Et si lui-même en était capable, alors il considérait que n'importe qui l'était, qu'il sans doute de meilleure façon qui lui. Néanmoins, quand il vu ses larmes, il douta de son propre raisonnement. L'idée qu'il était peut-être réellement inoffensif se faufilait à travers son esprit, tel un serpent dans le sable, aussi insidieux que le renard devant le corbeau, prêt à le trahir au moindre moment. Il se surprit à se faire peur à lui-même, si toujours aussi peu apte à renoncer à sa prudence, même si ses pensées lui disaient le contraire. D'elle aussi, il s'en était toujours méfié, surtout depuis quelque temps, vous avez avez tendance à l'enfermer sur lui-même, lui faisant perdre la notion de réel, ce qui consistait en une mise en danger à ses yeux. Il se força donc à rester insensible devant ses larmes, bien que son but premier n'est pas été de le faire pleurer. Il fit quelques pas en arrière, tout de même déstabilisé, ayant l'impression de se revoir, quelques années plus tôt. Certes, on était dehors, et le garçon en face de lui possédait de la mélanine, mais... Il n'arrivait pas à se débarrasser de cette impression. C'est sans doute ce qui lui fit «prendre en pitié» le garçon en face de lui. Le grognement dans sa gorge se fit progressivement plus faible, finissant par disparaître totalement, lui laissant l'occasion de reprendre son souffle, ce qu'il espérait depuis pas mal de secondes déjà. Il ne laissa néanmoins rien paraître de son essoufflement, s'efforçant de respirer normalement.
Il resta là où il était, devant les buissons, ne sachant absolument pas pourquoi il ne s'en allait pas en courant. Sans doute subsistait encore en lui la peur qu'il pouvait se lever d'un bond sur ses pieds et lui courir après. Il manque de se remettre à grogner à cette pensée, mais se retint, se disant qu'il aurait besoin de son souffle s'il venait à courir. Et puis, il ne devait laisser filtrer aucune émotion, même si c'était un peu raté, et s'il se remettait à grogner maintenant, il allait avoir l'air d'être déstabilisé... Ce qu'il était. Au bout de quelques minutes à attendre en silence, il se décida à faire un pas en avant, puis deux, restant à environs un mètre de lui, ne s'avançant pas plus. Il continua de le dévisager pendant qu'il ne le regardait pas, jugeant la situation. Il finit par soupirer, se trouvant idiot. Comment ce garçon pourrait-il lui faire du mal ?... Il était sans doute à peine plus lourd que lui, il n'avait en aucun cas l'impression que se soit un vampire, et ce n'était pas une de ces chimères qu'il avait quelques fois croisées... C'était un humain normal. Comme il en avait massacrés avec la force de la haine, de la vengeance... Et de la faim. Heureusement pour l'humain, car à présent il ne doutait plus qu'il aurait pu le tuer, il n'avait pas faim, et n'avait aucune haine contre lui. Il finit par s'approcher de lui, lui tendant la main pour l'aider à se relever, n'ayant encore une fois pas la moindre idée de pourquoi.


"J'en avais pas l'intention... Désolé..."


Et le voilà encore à s'excuser. Les vielles habitudes sont coriaces, faut croire.

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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Sam 7 Juil 2012 - 19:27
Pas de déchaînement de violence, pas de grognements sauvages, ni de cris effrayants. Noriaki attendait, mais rien ne venait. C’était inhabituel. Et il devait être aussi perdu et déstabilisé que le garçon qui lui faisait face. Il s’était attendu à de la douleur. Ensuite, c’était très simple…après la douleur, Noriaki se détachait du monde…Déconnecté…Cela apaisait ses souffrances…Il flottait, n’était plus vraiment là…Il pouvait lui arriver n’importe quoi, son esprit et son corps n’était plus vraiment reliés. Avant le décès de sa mère, c’était plutôt bénéfique… ça lui évitait de souffrir. Mais par la suite…cela amenait automatiquement une autre de ses personnalités. Et en particulier, une : Yamato qui ne manquait pas de casser la figure à celui qui avait le malheur de le faire pleurer. Or, comme il n’y avait pas eu de douleur, Noriaki oscillait entre un état et l’autre. Il restait figé, les visage couverts de larmes, les yeux rougis. Il leva prudemment la tête pour voir quelle était l’attitude de l’homme sauvage.Un petit coup d’œil puis il referma les yeux. Comme rien ne menaçant ne semblait s’abattre sur lui, il rouvrit un œil. Puis deux….Observant en silence. Il s’approchait sans avoir l’air en colère, ni même haineux. Alors lentement, très lentement, il abaissa son bras.
Son cœur battait encore à toute vitesse. Il eut un hoquet. La tête lui tournait. Sans même s’en apercevoir, il avait retenu sa respiration trop longtemps. Il aspira l’air en toussant un peu…manquant de s’étouffer. Puis peu à peu, il parvint à se reprendre. Son corps lui répondit de nouveau.

"J'en avais pas l'intention... Désolé..."
Noriaki ouvrit de grands yeux surpris en entendant cela. Ce garçon était il vraiment sans danger ? Ne se moquait-il pas de lui en disant ça ? N’allait-il pas le dévorer tout cru comme les ogres dans les contes, se servant de sa crédulité ? Il s’essuya les yeux puis il le scruta, cherchant une réponse. Rasséréné par ce qu’il lut sur le visage du jeune homme, il accepta de saisir sa main pour se relever. Timidement, frémissant au contact de sa peau froide.
Une fois debout, il vacilla un peu, pas très stable sur ses deux pieds.

- merci
Il se mit à fixer ses chaussures. Pas très à l’aise, il bafouilla :

- Qu..Qu’est.ce que tu f..faisais caché derrière les buissons ?…Tu m’as fait…vraiment peur.
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MessageSujet: Re: Batir sa maison (pv miyavi) ••• Dim 4 Nov 2012 - 18:40
Tout comme le garçon en face de lui, Miyavi frissonna au contact de leurs mains, mais, contrairement à l'autre, ce fut pour lui à cause de la chaleur de sa main contre sa peau froide. Bien qu'il était condamné à avoir la peau froide pour toujours, il pouvait sentir la chaleur autour de lui, et cette chaleur contrastait horriblement avec sa froideur. Cela faisait des mois qu'il n'avait pas touché une peau chaude, il ne s'en plaignait pas, bien au contraire, le contact avec une peau chaude avait toujours eu une signification terrifiante à ses yeux, mais cette fois là cela ne le dérangea pas. C'était même plutôt agréable : il n'avait pas froid, mais il n'était jamais contre un peu de chaleur. Comme tout le monde sans doute.
Sa question lui fit se trouver débile, et le rendit même un peu honteux. Il était hors de question pour lui de lui dire qu'il avait eu peur de lui, un fond de méfiance subsistant en lui. Et puis, de quoi aurait-il l'air ?... « Non mais c'est rien, en fait, tu m'as fait peur, donc, j'ai été me planquer dans les buissons, et puis je pensais faire peur, comme ça j'ai pensé que tu t'enfuirais, et comme ça il ne serait rien arrivé. ». Non, vraiment, il ne pouvait pas dire cela, à moins qu'il ait réellement envie de passer pour un idiot profond. Il se mordit la lèvre inférieure à l'aide de sa canine, cherchant désespérément, le plus rapidement possible, une excuse potable. Bien que plusieurs lui venaient en tête, il les trouva toutes plus ou moins débiles. Creuser dans le sol ? Non, pas dans les buissons. Une partie de cache-cache avec quelqu'un ? Il n'y avait personne autour. Puis, soudain, une illumination. Il passa sa main droite dans ses cheveux, se frottant l'arrière du crâne, rougissant légèrement, se disant qu'il allait faire que perdre un peu de crédibilité pour en garder d'un autre côté. Il souleva alors légèrement sa peluche devant lui, la tenant fermement par le bras, rougissant un peu plus.

"J-Je… Je cherchais ma peluche… Je l'avais fait tomber de l'arbre… D-Désolé…"

Au moins, le garçon en face de lui semblait tout aussi à l'aise, c'est-à-dire pas du tout. Miyavi se recula de deux ou trois pas, serrant sa peluche avec ses deux bras contre son torse, vraiment très mal à l'aise. Il y avait en grande partie le fait qu'il s'en voulait de lui avoir fait peur au point qu'il lui semblait se voir lui-même dans ses moments de panique, mais il n'y avait pas que ça. Il y avait aussi le fait que ce garçon était la première personne à qui il osait parler dans cet établissement. Bon, d'accord, ça avait été un peu forcé par le destin, mais les faits étaient quand même là. Il n'avait jusque-là croisé que des personnes qui lui faisaient froid dans le dos, et ce où qu'il regarde. Il semblait émaner d' eux une certaine aura froide et violente du fait de leur nature, semblable à la sienne, mais qui chez les autres l'effrayait, sans même qu'il puisse expliquer. Après tout, peut-être n'avait-il simplement pas eu de chance, et n'était-il tombé que sur les personnes les moins fréquentables de cet établissement, car il avait maintenant la preuve sous les yeux que tous n'étaient pas ainsi.
Déstabilisé, et toujours aussi gêné, il détourna le regard sur le sol près de ses pieds, cherchant à se rassurer grâce au contact de la peluche contre lui. Certes, il n'avait plus peur de lui, ou tout du moins il n'en avait pas aussi peur que de tous les autres, il ne s'en méfiait presque plus, mais il ne pouvait pas changer sa nature timide, le rendant inconfortable dans les interactions sociales avec les autres. Cherchant quelque chose à dire pour combler le blanc qu'il trouvait assez lourd, il se mordait à nouveau la lèvre, se souciant peu de la petite marque qui commençait à se former au niveau où la pointe de sa canine rencontrait sa peau. Il finit par trouver à dire quelque chose qui semblait adéquat, redressant la tête pour regarder par politesse, n'osant néanmoins pas le regarder dans les yeux, l'éducation qui lui avait été fournie considérant cela comme impoli.

"V-Vous ne vous êtes pas fait trop mal ?... Encore désolé..."

Très coriaces même.

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